PROJET ASSOCIATIF

ASSOCIATION LAÏQUE DU PRADO

 

Cinq valeurs confondues volontairement avec des missions, fondent notre approche.

LAÏCITÉ :

L’article 1 de la loi du 9 décembre 1905 pose le principe de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, en quelque sorte le « pacte laïc de la République française » : la République assure la liberté de conscience.

L’Association Laïque du Prado entend en particulier promouvoir la liberté de conscience sous tous ses aspects hormis ceux qui porteraient atteinte à l’ordre public.

SOLIDARITÉ :

La raison d’être de l’Association précisée dans les statuts est de « créer, acquérir, louer et gérer des établissements et services d’éducation, de rééducation, de soutien aux  personnes ».

L’Association souhaite non seulement répondre aux besoins des personnes en difficulté, mais également tenir une fonction de veille des questions relatives aux exclusions.

Ainsi, elle représente des groupes ou individus exclus ou en voie d’exclusion.

L’exclusion est un concept très général, qui ne peut être analysé  que de façon évolutive : il nous faut passer du statut de pauvre au suivi des populations, de groupes, ou d’individus, en termes de processus, à la fois historique, sociologique, et de situations charnières.

« L’inclusion » en opposition avec la notion d’exclusion demandera une recherche de réponse adaptée aux besoins de ces groupes ou de ces individus, ce qui nécessite la volonté de dépasser les dispositifs catégoriels qui ont été conçus initialement pour eux. Egalement de faire émerger les contributions que peuvent apporter les exclus au fonctionnement d’une société française qui,  génère de la pauvreté, alors que le progrès de toute société est de permettre aux plus défavorisés de vivre correctement.

Elle nécessitera également une lecture des inégalités au delà des catégories classiques de la société industrielle : par exemple des rapports de classes spécifiques se jouant entre et au sein du monde des « compétitifs », des « protégés », des « précaires », des « exclus », ou des handicapés de tous ordres.

VEILLE SUR LES BESOINS SOCIAUX :

L’Association se veut un lieu ouvert à la recherche et à la compréhension des besoins sociaux,  individuels et collectifs.

Les besoins sont ceux qu’elle découvre, sans attendre qu’ils lui soient désignés par des instances extérieures, même si elle répondra à ces derniers.

DÉFINITION ET MISE EN ŒUVRE DES RÉPONSES ADAPTÉES :

Elle se veut également un lieu de définition et de mise en œuvre des réponses adaptées aux besoins et aux potentialités de chacun. En ce sens, elle ne s’enferme pas dans les catégories politiques, administratives et réglementaires, mais cherche constamment les meilleures réponses possibles.

Elle doit donc également faire des propositions afin que la dignité humaine soit reconnue pour les plus défavorisés : effectivité des droits économiques, sociaux et aussi des droits civils, politiques et culturels ainsi que le droit à la santé physique et mentale.

L’Association veillera à ce que toute personne ou famille prise en charge par ses services se soit bien vue proposer une prestation globale, panachant toutes les aides pour les différents besoins.

REPRÉSENTATION DES EXCLUS :

L’Association souhaite « représenter » les exclus.

Mission difficile, dans la mesure où il s’agit de donner la parole, ou de la porter, à des personnes qui sont « sans voix » : les reconnaître sujets porteurs de projets, alors même qu’elles sont dépossédées de cette capacité par le regard porté par la société.

L’Association organisera et favorisera systématiquement la montée en puissance de la parole.

DÉMARCHE :

Il est évident qu’un projet associatif ne peut être figé, ne peut être l’apanage d’un groupe. Il est un des éléments de structuration de l’identité et de la stratégie d’une organisation surtout dans le travail social. La volonté de la Direction, et son implication, sont essentielles.

                                                                                JUIN 2006